Si vous êtes habitué à séjourner à l’étranger, vous savez sans doute que les fournisseurs de services de paiement offrent des garanties d’assistance et d’assurance pour vous protéger sur place. C’est notamment le cas de Mastercard et Visa. Les garanties offertes par votre carte bancaire sont-elles pour autant suffisantes lorsque vous partez en Australie ou en Nouvelle-Zélande pour être pleinement (r)asssuré(e) contre les risques liés au voyage?

Voici cinq bonnes raisons de ne pas trop miser sur ce type de « protection » avant de partir. Par précautions et sagesse, préférez une assurance Working Holiday Visa ou un assurance voyage pour partir l’esprit tranquille.


Obligation de régler avec sa carte personnelle pour être protégé(e)

Pour bénéficier des garanties d’assurance adossées à une carte Mastercard ou Visa, vous devez naturellement avoir réglé votre billet d’avion avec VOTRE carte personnelle. Une évidence qui peut avoir des conséquence fâcheuses. Si un tiers (père, mère, frère, ami) vous a offert le billet d’avion vers l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, il sera quasiment impossible de vous prévaloir d’une assitance quelconque sur place en cas de problème.

A savoir!

Pour bénéficier des garanties d’assurance adossées à votre carte, vous devez avoir réglé votre voyage avec votre carte MasterCard »

A noter cependant que certaines catégories de carte bancaire (« Premium ») n’ont pas cette restriction.

Une protection limitée à 90 jours

La durée de couverture (médicale, rapatriement, juridique…) est limitée à une durée de 90 jours. Une période équivalente à la durée maximale d’un séjour touristique aux Etats-Unis et en Australie. Les garanties d’assistance et d’assurance ne sont plus valables au-delà.

On est donc très loin des 12 mois du Working Holiday Visa (ou 24, si vous décidez de le renouveler).

Éplucher les fameuses « exclusions de garantie »

Il faut savoir lire entre les lignes. Si vous partez « couvert » par l’assurance de votre carte bancaire, vous devez connaitre précisément les « exclusions de garantie ». L’une d’entre elle, et non des moindres, est la pratique de sports considérés comme « à risque ». Inutile de préciser que la notion de « sport à risque » est particulièrement large (voir ci-dessous). En cas d’accident corporel lié à la pratique d’un sport « à risque », vous ne serez pas protégé (aucune couverture des frais médicaux engagés).

A Savoir!

Mastercard : une exclusion de garantie concerne « les demandes d’assistance consécutives à une atteinte corporelle liée à la pratique d’un sport aérien ou à risque dont notamment le deltaplane, (…), la plongée sous-marine, le saut à l’élastique, et tout autre sport nécessitant l’utilisation d’engin à moteur.

Vérifier les plafonds de remboursement

Le remboursement des frais médicaux en cas d’hospitalisation est plafonné à un montant qui ne permet pas toujours de couvrir les frais engagés, par les soins d’une part, et par un séjour prolongé dans une établissement de santé. Songez qu’une semaine d’hospitalisation en Australie ou en Nouvelle-Zélande peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros selon les soins prodigués (ex : intervention chirurgicale d’urgence).

A Savoir!

Mastercard. « Remboursement jusqu’à 11 000€ par bénéficiaire, par événement et par an avec franchise de 75€, pour frais dentaires 155€ sans franchise et par événement (après déduction des indemnités versées par l’organisme d’assurance maladie) »

Les garanties d’assistance d’une carte bancaire, un dernier recours

Certaines régions d’Australie ou de Nouvelle-Zélande sont difficiles d’accès, ce qui doit inviter le voyageur à faire preuve de la plus grande prudence lorsqu’il sort des sentiers battus. En effet, ce sont les services de secours et d’assistance locaux qui interviendront en premier lieu… Et comme cela peut être le cas en Australie, ils n’hésiteront pas à vous facturer au prix fort leur intervention.

A Savoir!

Mastercard : « les difficultés d’accès, les délais importants d’intervention dans certaines

régions rendent l’assistance particulièrement difficile et doivent inciter le voyageur à la prudence. (…) En aucun cas, l’assisteur ne peut se substituer aux organismes locaux de secours d’urgence

Article de Laurent Ozn'Z

Expert de la recherche d'emploi à l'international, passionné par l'Australie et la Nouvelle-Zélande, je suis le créateur de Australienzelande.fr et Travail-Australie.fr, deux sites consacrés aux opportunités de travail et d'immigration en Oz et NZ. Je suis l'auteur du guide "Médecin en Australie" (107 pages, 2015), guide d'orientation professionnelle pour les médecins francophone souhaitant exercer et émigrer en Australie. Si vous souhaitez témoigner sur ce site, y apporter votre contribution ou partager votre expérience, contactez-moi : http://australienzelande.fr/contact

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