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Pour beaucoup de Français en Austalie, le WHV n’est qu’une étape  dans un parcours d’installation durable Down Under.  Si certains choisissent de renouveler l’aventure pendant un an, d’autres profitent des derniers mois de leur séjour pour chercher un emploi dans un secteur en demande  localement : avec à la clé, la possibilité de bénéficier d’un « sponsor » de leur employeur, leur permettant de vivre et travailler légalement en Australie. Adèle et Pierre, deux Français en WHV, ont choisi cette option : ils reviennent en détails sur le parcours qui les a menés à travailler à Melbourne, et partagent dans cette interview  quelques conseils pour trouver un appartement en colocation dans la capitale du Victoria.

Australie n’ Zélande – Pouvez-vous vous présenter, et raconter le parcours qui vous a amenés à partir en Australie  en WHV ? Un petit mot aussi sur vos activités de blogging liées à cette expérience voyages ?

Pierre : Nous avons tous les deux 27 ans, nous sommes originaires de Basse-Normandie.

Avant de quitter la France pour partir voyager j’étais ingénieur réseaux à Paris. Nos raisons et envies de partir n’étaient pas exactement les mêmes à tous les deux.

Pour ma part, j’ai pas mal voyagé à titres personnel ou professionnel au cours des huit dernières années, mais jamais plus longtemps que trois mois. J’avais envie de partir à l’aventure avec Adèle, libres à chaque instant de faire ce que l’on veut, d’aller où on veut quand on veut. De prendre le temps de rencontrer des gens et de voir ce qui est difficilement accessible quand on n’a que cinq semaines de vacances par an. L’objectif était aussi de s’expatrier un temps, de vivre comme un local, travailler et habiter ailleurs.

Adèle : Moi, en revanche, je n’étais jamais partie plus de 3 semaines à l’étranger ! Mais j’ai toujours voulu partir loin, longtemps, surtout après avoir vu combien Pierre avait aimé ses 3 mois d’immersion en Bulgarie il y a quelques années.

« Besoin de s’évader, et de voyager »

Donc voilà, après 9 ans de vie commune, et avant de construire quelque chose, on a décidé de tout quitter, on s’est lancé ensemble dans l’aventure ! Je pense que lui avait besoin de s’évader de la France quelque temps, tandis que moi c’était vraiment pour satisfaire mon besoin de voyage. Étant journaliste, je pense que c’est important d’être curieux, de découvrir le monde, mais aussi de parler plusieurs langues. Notre expérience me servira personnellement mais aussi dans mon métier.

Pierre : Nous avions vraiment envie de faire partager notre voyage et nos ressentis aux gens et en particulier à nos proches. Mon expérience de blogueur en Bulgarie en 2005 ainsi que nos boulots respectifs nous y ont poussés, c’est certain.

J’ai développé notre blog (tourdublog.com), Adèle a l’habitude d’écrire pour le Web, et ma passion pour la photographie m’a donné envie d’appuyer ses textes et de faire partager nos images venues d’ailleurs. C’était parfois difficile de tenir cette rigueur de devoir écrire, mais nous sommes contents de l’avoir fait, ça fera de bons souvenirs de se repencher dans la lecture de nos articles dans quelques années !


Tram de MelbourneAustralie n’ Zélande – Au terme d’un séjour de 8 mois en Australie dans le cadre d’un WHV, vous venez de poser vos valises à Melbourne, où vous comptez vous installer durablement. Pourquoi avoir choisi cette ville en particulier ?

Adèle : L’avantage d’avoir fait le tour d’Australie est que nous avons pu décider en toute connaissance de cause quelle serait notre ville préférée. Le choix de Melbourne s’explique de plusieurs façons. Tout d’abord, de par nos métiers respectifs, on ne pouvait pas aller dans une trop petite ville ; en clair, nous devions décider entre Sydney et Melbourne. D’un point de vue touristique, Sydney est certainement la plus intéressante : cette ville est magnifique, très photogénique, de l’eau partout, le célèbre Opéra, le pont… Elle nous a parue plus tournée vers le business, et ne dégage pas l’atmosphère de Melbourne.

« Melbourne : une ville à vivre, plus qu’à visiter »

Pierre : Melbourne est assez mystérieuse, difficile à lire contrairement à sa grande sœur Sydney. Il est facile en tant que touriste de passer complètement à côté. A Melbourne il se passe énormément de choses, il y a des quartiers comme Fitzroy ou St Kilda à l’ambiance qu’on ne retrouve nulle part ailleurs en Australie : les bars décontractés, les artistes de rue, le tram, un côté un peu « bordélique » et bohème… Pour moi, Melbourne est définitivement une ville à vivre plus qu’à visiter.

Adèle : C’est sûrement la raison pour laquelle Melbourne est régulièrement élue ville où il fait le mieux vivre au monde ! Je crois que c’est un endroit où on ne s’ennuie jamais. Et, pour nous, il y a à la fois un important pôle pour les technologies de l’information et un grand intérêt pour le sport et la culture, ce qui correspondait bien à nos besoins respectifs.

Pierre peut reprendre son métier d’avant tout en évoluant, et moi, m’intéresser au secteur évènementiel, que j’ai toujours affectionné. C’est excitant de redémarrer à zéro dans une ville que l’on connaît à peine, et où l’on ne connaît personne, et un peu étrange en même temps. Mais l’idée d’avoir tant à découvrir (voir également notre article : « Melbourne se cache et se découvre »), après avoir vu les quatre coins du pays, me plait beaucoup. Et puis, le jour où on se lassera, il n’y aura plus qu’à refaire les valises et repartir pour une autre aventure ! Mais pour le moment on n’y est pas, on reprend une vie normale, appartement, travail, sorties du week-end…

Australie n’ Zélande – Vous venez tout juste de trouver un appartement à MB : comment s’est passée cette recherche, et quels conseils donneriez-vous (« do and don’t ») aux Français effectuant la même démarche que la vôtre ?

Adèle : Nous avons commencé à regarder les offres de logement un peu avant d’arriver à Melbourne, histoire de prendre la température. A l’aide de deux sites Internet australiens (www.domain.com.au et www.realestate.com.au) qui recensent les offres de nombreuses agences, nous avons commencé à sélectionner des annonces d’appartements (studio ou 2 pièces).

Les deux jours qui ont suivi, nous en avons visité une dizaine. L’idée était de pouvoir comparer et de voir quels documents seraient demandés. Même si l’accès à un appartement est bien plus facile qu’en France, il faut tout de même remplir un dossier et fournir des informations telles que : logement et travail actuels, références personnelles et professionnelles…

Ce qui n’est en soi pas infaisable mais difficile quand on est étranger et que l’on vient de voyager un an ! De plus, les agences imposent en général un bail de 6 mois ou 1 an, ce qui n’était pas idéal dans notre cas.

« Pour la colocation : comparer attentivement les annonces ! »

Pour plus de souplesse et de simplicité, nous avons donc commencé à chercher une colocation sur un site Internet bien utile en Australie, www.gumtree.com.au. Dans la plupart des annonces, on ne vous demandera rien à part 3 mois de bail tout au plus, de payer une caution égale à un mois de loyer et de régler votre loyer (à la semaine) en avance.

Il s’agit plus de rencontrer les gens et de voir si on peut s’entendre et se plaire dans la colocation. Après une petite dizaine de visites, nous avons fini par trouver notre bonheur, tout près du Central Business District. Quand on cherche quelque chose de temporaire, la colocation est vraiment idéale, d’autant que c’est moins cher pour souvent beaucoup plus de confort. Et, un conseil, comparez, car certaines annonces sont plus chères que d’autres mais comprennent les factures (eau, électricité, internet), ce qui peut s’avérer très avantageux au final.

Pierre : Côté logement, j’ai simplement envie de conseiller aux gens de prendre leur temps, car on trouve vraiment de tout ; des choses très chères et pas terribles du tout, et des fois de très bonnes affaires. Il y a par exemple beaucoup de programmes neufs à Melbourne et pour pas forcément plus cher que de vieux appartements ou maisons. Vous pouvez habiter dans des logements de grand standing avec terrain de tennis, piscine, salle de gym à des prix tout à fait abordables (compte-tenu du prix de l’immobilier ici, j’entends).

Le marché de l’immobilier ici est bien moins tendu qu’en France et particulièrement à Paris. Nous étions souvent seuls à nos visites d’appartement et les agents immobiliers nous rappelaient pour nous demander : « vous êtes sûrs de ne pas vouloir l’appartement ? ». N’hésitez donc pas à négocier quand c’est possible.

 

 

Article de Laurent Ozn'Z

Expert de la recherche d'emploi à l'international, passionné par l'Australie et la Nouvelle-Zélande, je suis le créateur de Australienzelande.fr et Travail-Australie.fr, deux sites consacrés aux opportunités de travail et d'immigration en Oz et NZ. Je suis l'auteur du guide "Médecin en Australie" (107 pages, 2015), guide d'orientation professionnelle pour les médecins francophone souhaitant exercer et émigrer en Australie. Si vous souhaitez témoigner sur ce site, y apporter votre contribution ou partager votre expérience, contactez-moi : http://australienzelande.fr/contact

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