Julia Drouin et son mari ont emménagé à Perth début 2012 : une installation en Australie marquée, pour les filles de ce couple franco-québécois, par la découverte d’un  environnement scolaire empreint de nombreuses  particularités culturelles. Le témoignage et les réflexions de Julia sur le système de scolarité australien, à travers son regard de « parent d’élève » expatriée.

Australie n’ Zélande – Comment s’est passée la transition entre la vie d’écolière de vos filles en France et leur nouvelle vie d’écolière à Perth ? Quelles sont les différences notables entre le système éducatif australien et le système éducatif français ?

A l’exception d’une école maternelle, il n’y a pas d’école française à Perth. En Australie Occidentale, les enfants ont la chance d’avoir accès gratuitement avec le visa 457 à l’IEC (Intensive English Class). Il s’agit de classes d’une douzaine d’enfants tous étrangers.

Une fois que les enfants ont acquis un niveau d’anglais suffisant, ils intègrent ensuite leur école de quartier et une classe « mainstream » australienne. Ils participent à quelques activités communes avec les petits Australiens scolarisés dans la même école. Il y a un peu moins d’une dizaine d’écoles IEC pour le « primaire » et 4 « collèges » sur Perth.

Nous sommes arrivés en janvier, elles ont donc fait leur rentrée en février en même temps que les petits Australiens et étaient super motivées car elles s’ennuyaient ! La première différence qui sautent aux yeux: le port de l’uniforme avec chapeau obligatoire.

« Encouragement et valorisation des enfants »

Ensuite, l’encouragement fait aux enfants, leur valorisation : ils reviennent avec des autocollants sur leur t-shirt « Well Done », « great » etc… Ils s’applaudissent entre eux quand ils répondent correctement, il y a tout un système de points, de récompense. Le troisième point différent: la prise de parole en public.

Tous les quinze jours, l’école se réunit en assemblée pour remettre des diplômes aux enfants (chaque instituteur choisit un ou deux enfants qu’il souhaite récompenser pour son bon travail, ses efforts) et l’assemblée est animée par une classe qui va donc s’exprimer devant 500 enfants sagement assis pour les écouter.

Le troisième point: c’est moins « académique », les enfants ne sont pas toujours à leur bureau, ils sont parfois par terre, dans la cour à comparer la taille d’une baleine, d’un requin. Mes filles avaient au début l’impression d’être retournées en maternelle.

« Intensive English Class : une véritable chance »

Enfin, une différence qui peut paraître minimine mais joue au quotidien : le déjeuner. Pas de cantine comme nous l’entendons, les enfants mangent en moins d’un quart d’heure dans leur classe, à leur bureau ou par terre suivant les enseignants. Il n’est pas possible de réchauffer les plats.

J’ai fini par acheter des petits Thermos mes filles n’appréciant pas de manger sandwichs et plats froids. Elles se sont finalement facilement adaptées au système car elles trouvent que c’est plus « cool » ici, et je crois que ces IEC sont une véritable chance car cela leur donne confiance. Ma plus petite a intégré une classe mainstream le 23 juillet et pour le moment tout se passe bien.

Une dernière différence, ici, pas d’inquiétude si vous partez hors vacances scolaires (et même si c’est 5 semaines), notamment si c’est pour voyager en Europe ou ailleurs, les instituteurs, professeurs pensant que c’est très enrichissant et au niveau « collège », les cours sont accessibles en ligne au fur et à mesure, c’est donc plus facile pour rattraper.

J’entends des critiques sur le faible niveau en maths et l’apprentissage de l’anglais sans faire de grammaire en Australie mais je n’ai pas assez d’expérience pour en juger.

Lire également : installation à Perth, les conseils de Julia, expatriée en Australie

Julia Drouin édite un blog, où elle raconte sa vie en famille à Perth

Article de Laurent Ozn'Z

Expert de la recherche d'emploi à l'international, passionné par l'Australie et la Nouvelle-Zélande, je suis le créateur de Australienzelande.fr et Travail-Australie.fr, deux sites consacrés aux opportunités de travail et d'immigration en Oz et NZ. Je suis l'auteur du guide "Médecin en Australie" (107 pages, 2015), guide d'orientation professionnelle pour les médecins francophone souhaitant exercer et émigrer en Australie. Si vous souhaitez témoigner sur ce site, y apporter votre contribution ou partager votre expérience, contactez-moi : http://australienzelande.fr/contact

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Commentaires (3)
  1. By ella

    c’est bien d’avoir un éclairage de quelqu’un qui vit ca avec ses enfants. Merci !

    2573semaines | | Répondre
  2. By chihiro

    bonjour, je suis également maman française de 2 enfants habitant à Brisbane et je confirme tout ce que tu racontes. Mes enfants ont vécu la même chose et sont contents de l’école ici. Nos amis français trouvent aussi le niveau plus bas mais j’aime qu’ils apprennent différemment et d’autres qualités moins académique ( s’exprimer en public par exemple).

    2573semaines | | Répondre
  3. By GRATEAU Claude

    je suis allé a Perth au mois de janvier dans un parc ou jardin public il y a un
    monument avec en haut un homme une femme et un enfant ils ont une
    valise je ne me rappelle plus ce que représente ce monument merci a toutes
    personnes qui me donneront cette réponse
    j’ai fais un super voyage de 14 jours en Australie
    amitiés Claude

    2573semaines | | Répondre

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